On a testé… Le ceilidh, la danse traditionnelle écossaise

A ceilidh night at the Summerhall - photo Mark Neal - www.edinburghceilidhclub.com

Depuis mon arrivée en Ecosse, plusieurs personnes me promettent de m’emmener tester le « ceilidh », – prononcez « killy » – une soirée de danse à l’écossaise. Cette tradition d’origine gaélique n’est pas spécifiquement écossaise mais se retrouve aussi en Irlande et dans quelques coins d’Angleterre. Alors un soir, j’ai pris mon courage à deux mains et… Je suis allée danser !

Plusieurs lieux proposent des petits rendez-vous « ceilidh » à Edimbourg. Ce soir-là, je me suis rendue au Summerhall, où le Edinburgh Ceilidh Club propose un rendez-vous chaque semaine, le mardi soir vers 20h. Il est aussi possible d’aller au Ghillie Dhu, qui lance son ceilidh le vendredi soir à 22h.

A noter qu’au Summerhall, il y a une foule de choses à faire : des cours, des expos, on peut visiter la distillerie de gin Pickering’s (c’est sur ma liste pour les prochaines semaines), boire un café ou dîner au Royal Dick.

3, 2, 1, tous en ronde !

A peine arrivées, Amandine et moi n’avons même pas le temps de dire ouf que déjà William, un gentil grand-père, prof d’histoire de métier, nous propose de nous joindre à la prochaine danse. Le groupe se met à jouer… On a de la chance, Willy nous explique les pas en avance. Même si on patauge un peu, il ne nous laisse pas tomber et nous épaule jusqu’à la fin de la danse. Nous formons une équipe de trois et nous dansons face à une autre équipe, et puis nous changeons. Vraiment, vu du ciel, ça doit être sympa et géométrique.

A ceilidh night at the Summerhall - photo Mark Neal - www.edinburghceilidhclub.com
A ceilidh night at the Summerhall – photo Mark Neal – www.edinburghceilidhclub.com

Pas fatigué, William me propose de continuer sur la lancée avec la deuxième danse, une sorte de valse où tous les couples se suivent. C’est assez marrant mais ça va vite, trop vite, je loupe la moitié des pas. Mais au moins, je rigole bien… Je retrouve ensuite Amandine et nous nous lançons maladroitement dans une danse à huit, avec uniquement des débutants. Personne ne pige rien, et un autre habitué du ceilidh vient nous donner un coup de main. Personnellement, je n’y comprends rien de plus et j’ai l’impression que le vieux monsieur a décidé qu’il réussirait coûte que coûte à nous faire apprendre cette danse. Il prend le truc vraiment sérieusement. Moins drôle du coup. Il est ensuite temps de faire une pause et d’avaler, déjà, quelques verres d’eau mis gracieusement à disposition des danseurs.

Je repars à la charge en dansant avec Chris, également habitué du ceilidh à Summerhall. La première danse est assez simple et calme, c’est donc sans me douter de ce qui allait arriver que je dis ok pour une seconde danse. J’aurais tellement dû sortir du cercle et filmer ce qui allait se produire… Mais non, me voilà lancée dans une grande danse de groupe où il faut tout bonnement tournoyer à toute vitesse, à quelques centimètres des autres équipes. Vraiment, le ceilidh pourrait être sport olympique haut la main…

Le ceilidh, social et sportif à la fois

En une heure trente, je parle facilement à une dizaine de personnes : c’est automatique, puisqu’on change de partenaire toutes les minutes pour certaines danses, et on retombe parfois sur les mêmes. Facile d’imaginer, alors, l’importance sociale de tels événements dans une Ecosse rurale… Aujourd’hui, c’est majoritairement dans les mariages que les ceilidhs ont lieu.

A ceilidh night at the Summerhall - photo Mark Neal - www.edinburghceilidhclub.com
A ceilidh night at the Summerhall – photo Mark Neal – www.edinburghceilidhclub.com

J’ai particulièrement aimé la facilité d’accès aux danses : les habitués se font un plaisir d’intégrer les plus jeunes et viennent au devant d’eux constamment. Même si on ne connaît pas, on n’est pas jugés, ou mis de côté. C’est assez agréable et décomplexant. J’ai aussi aimé le vrai mix intergénérationnel : des hommes âgés, en kilt, chemise à lacets, se mélangent aux étudiants Erasmus de passage.

Enfin, j’ai été assez surprise par la dimension sportive de cette danse : en quelques instant, la sueur perle, on s’attache les cheveux, on veut de l’eau fraîche. A choisir, entre ça et la salle de gym…

A retenir donc : une petite soirée ceilidh, c’est accessible, sans prétention, à la fois traditionnel et pas trop compliqué !

Sarah

Sarah

Journaliste de formation, je me suis installée en Ecosse à l'été 2015. Au programme : des rencontres, des belles histoires et des kilomètres de route. Pour rendre tout ça possible, je travaille le matin dans une jolie petite auberge de jeunesse et j'écris l'après-midi...
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5 Comments

  • Ca â l’air chouette l’ambiance ressemble aux bals de danse folk ou j’accompagne quelque fois mes parents 😉 sur ma liste la prochaine fois à Edimbourg !

  • Ca a l’air franchement fendard. Puis c’est toujours sympa de voir des choses que beaucoup de gens ignorent. Le Whisky et les Highlands on commence à en avoir l’habitude.

    Eclate toi bien, n’abuse quand même pas du Aberlour ou du Knockando 🙂

  • Super article ! Saurais-tu me dire combien ça t’a coûté de participer à cette soirée ? Merci !

    • Hello ! Oui, dans mon souvenir, c’était £7. J’aurais vraiment dû le noter, c’est quoi cette blogueuse en carton 🙂

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