French Kilt en 2019 : encore plus de liberté, encore plus d’Ecosse

Et voilà, c’est déjà l’heure de faire le bilan de cette drôle d’année 2018 et de commencer à se projeter dans la prochaine. Un exercice particulièrement important cette année, car j’ai été moins présente sur le blog, et j’ai besoin de faire ce petit point pour me relancer de plus belle. Mais avant toute chose, il faut que je dise un truc. Merci ! Merci à vous tous, pour vos petits mots, vos petits coeurs, et votre participation à cette bulle d’idées et d’histoires formée par tous ceux qui se sentent bien en Ecosse. Vous êtes les meilleurs !

2018, une année avec un peu plus de vous, et un peu plus de moi

Bien que je sois une bille en web, que je ne m’intéresse pas trop à la mécanique des internets, que je ne comprenne que vaguement ce que cache le SEO, j’ai remarqué que vous êtes de plus en plus nombreux à tomber sur French Kilt, un peu par hasard. Cette année, vous étiez plus de 100 000 francophones à venir vous perdre sur le site. Et pourtant, j’ai bien moins écrit : 45 articles en 2017, à peine 26 en 2018. Avec chaque année, des invités, comme Justine qui nous a emmenés sur Islay ou Gabrielle qui nous a raconté son mois de camping sauvage à travers l’Ecosse.

Pourtant, j’ai eu l’impression que le blog devenait un peu plus personnel. J’ai raconté un peu plus en détail mon expérience personnelle quant à mon installation en Ecosse, utilisé les réseaux sociaux un peu plus. Comme je me suis finalement mise à conduire, vous avez découvert plus d’articles « road-trips » : le parc des Trossachs et du Loch Lomond, la région du Fife… Et il y en a d’autres qui attendent leur tour.

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2018, une année à bachoter l’Ecosse

La réduction du nombre d’articles n’est pas lié à un manque d’engouement de ma part, loin de là : je n’avais qu’une envie, passer plus de temps sur le site, écrire librement, comme ça vient, à propos de ce dont j’ai envie. Mais mon année a été quelque peu bouleversée par de nouveaux projets, qui furent, heureusement, passionnants, et liés à l’Ecosse.

En réalité, j’ai d’abord fini un projet très chiant. Et pas du tout en lien avec l’Ecosse. J’ai écrit un hors-série pour un magazine thématique sur… accrochez-vous… les voyages scolaires. Alors on peut se consoler en se disant que ça reste du voyage, mais non, c’était juste chiant. Ca m’avait pris un bon nombre de soirées en 2017 et les deux premiers mois de 2018 avaient été bouffés par ce bouclage. J’ai terminé le jour du concert d’Indochine à Strasbourg, fin février. Ce jour-là j’ai dit « ok, je ne prends plus de gros projets en plus du boulot ». Rappelons-nous que j’ai un « day job » plutôt prenant et que le jonglage avait été un peu tendu certains jours. TU PARLES. Le lendemain, boum, une maison d’édition me contacte et me parle de leur projet de créer un guide sur l’Ecosse. Le tout premier. On me propose de faire partie de l’équipe et de couvrir le centre et le sud de l’Ecosse. Doux mots à mes oreilles… Oubliant ma promesse, je dis oui, je me dis que ça va aller, on va faire marcher tout ça, parce que c’était tellement une occasion en or, tellement une boîte sympa, je ne pouvais décemment pas dire non. Dix mois plus tard, tout est dans la boîte. J’ai littéralement fini ce soir, et je sens des petites ailes me pousser dans le dos. A présent, j’ai hâte de passer l’étape des relectures, de voir à quoi tout ça va ressembler, et de le partager avec vous, bien sûr.

Bref. Participer à la création d’un guide, ça veut dire être à l’affût tout le temps. Etre sur la route chaque week-end, interviewer tout le monde, noter des trucs partout. J’ai vraiment adoré chaque minute, et j’ai encore progressé dans ma manière d’écrire et de parler de l’Ecosse. Et surtout, j’ai découvert ou revu des lieux fantastiques !

Ensuite, je suis… retournée à l’école. J’ai eu l’immense chance d’être sélectionnée pour une formation un peu spéciale qui me permettra de devenir, en 2020, une « Blue Badge Guide ». C’est marrant comme nom, hein. Après avoir découvert un plaisir fou à guider des francophones dans les rues d’Edimbourg, j’ai eu envie d’en savoir plus, et de consolider cette envie avec des techniques et des connaissances. Un cadre, en gros. La profession de guide touristique, en Ecosse, n’est pas réglementée. N’importe qui peut se lancer. Mais disposer du « Blue Badge », c’est en quelque sorte être assermenté. Label rouge fermier, élevé au grain. Pour moi, c’est surtout le contenu de la formation qui m’intéressait : j’ai des cours de géologie, d’histoire, de gestion de groupes, de droit, de diction… Un vrai bain d’Ecosse, quoi !

Après trois ans dans le pays, j’ai eu l’impression d’enfin aller dans le détail des choses : prendre le temps de lire des pavés sur l’histoire écossaise, intérioriser des dates, apprendre à réexpliquer des concepts compliqués, tels que le mouvement des Jacobites ou la Réforme écossaise. Tout ça… en anglais !

2019, une année sur les routes d’Ecosse

Je suis tellement absorbée par ces nouveaux projets que j’ai décidé de quitter mon « day job » et de devenir 100% freelance. Est-ce risqué ? Peut-être. En temps de Brexit, est-il fou de se séparer d’un emploi stable ? Je ne sais pas. Je suis mon instinct. En 2019, je veux passer plus de temps à parler de l’Ecosse et à écrire sur l’Ecosse. Partager mon temps entre les visites guidées, les études et l’écriture. Je me suis simplement dit… Si je ne le fais pas maintenant, quand ?

J’ai confiance, j’ai des amis encourageants, un petit appartement tout confortable, et j’ai un plan d’attaque. Je vais profiter de la basse saison pour explorer des coins d’Ecosse que je connais encore trop peu, comme le parc des Cairngorms, l’île de Mull et celle d’Iona, Skye, la route North Coast 500… Je vais d’ailleurs écrire un article sur mon programme de voyages en Ecosse pour ce printemps !

Quand l’été arrivera, je serai encore sur les routes, mais pas toute seule ! J’accompagnerai des visiteurs à travers le pays, et je m’attends à faire encore plus de découvertes. En tant que guide, je vais devoir transmettre ma passion pour l’Ecosse tout en m’assurant du bon déroulé de la journée, en mettant tout le monde à l’aise. Sacré challenge !

2019, quand French Kilt devient mon plus proche allié

Bien sûr, en devenant indépendante, mon petit bébé site French Kilt va devenir un sacré allié. C’est un peu ma carte de visite. Du coup, vous voyez ce que ça veut dire ? Tout ça, c’est grâce à vous ! Mes premières visites guidées, c’était pour vous, lecteurs du blog. Cette opportunité d’écrire un guide touristique, c’est grâce au blog, et donc grâce à vous. Je vous en suis infiniment reconnaissante.

Si le coeur vous en dit, vous pouvez me soutenir dans cette année qui sera un peu particulière : il va s’agir, pour moi, de faire tourner une petite entreprise, décrocher des contrats de guide après d’agences de voyage d’une part, et des contrats de rédaction auprès d’autres sites ou magazines d’autre part. Je vais d’ailleurs, en janvier, lancer une petite chronique rigolote pour partager mes hauts et bas de freelance à Edimbourg ! Et en plus, avec ma camarade Assa de Kiltissime, on réfléchit aussi à monter un projet ensemble qui devrait vous plaire.

J’ai aussi l’envie de rendre ce site internet encore plus pratique pour vous qui venez ici non pas pour mes beaux yeux mais pour préparer votre voyage en Ecosse, ou votre expatriation. Pour cela, il faut du temps, et c’est aussi pour cela que je quitte mon emploi. Idéalement, j’aimerais bien que le site puisse générer un petit revenu. Cependant, je ne baserai jamais toute mon activité sur le « blogging », car j’ai trop peur de perdre la patte, de vous agacer, de ternir ce petit espace construit artisanalement. Ce site ne comporte pas de publicités. J’avoue, même si je le voulais, je ne crois pas que je saurais le mettre en place. Mais c’est surtout pour préserver votre confort de lecture, et pour garder une identité visuelle qui n’est qu’à moi. C’est important. Cependant, il faut que vous sachiez que vous pouvez quand même m’aider : j’ai par exemple un partenariat avec la boutique de VisitBritain, l’office de tourisme britannique. Quand vous achetez vos pass touristiques pour visiter les trésors de l’Ecosse ou un ticket de navette aéroport, une infime part me revient, même si le prix ne change pas pour vous.

Par ailleurs, mon premier ebook illustré est disponible dans la boutique – il parle des Hébrides extérieures, un archipel qui m’a profondément charmée – et j’ai un autre petit produit sympa qui arrive dans quelques mois, qui devrait intéresser ceux parmi vous qui souhaitent relever des défis et résoudre des énigmes dans les rues d’Edimbourg…
Enfin, un petit clin d’oeil, ça aide toujours : si votre tantine vient en voyage en Ecosse pendant le pont de l’Ascension, pourquoi ne pas lui parler de French Kilt ? Ca lui donnera peut-être envie de réserver une visite guidée en français avec moi ou l’un de mes camarades guides francophones

Bref, y’a du boulot ! Mais on est tous ensemble, alors ça va. Avant de lancer cette nouvelle bataille, cette nouvelle année, je me pose un instant pour reprendre des forces auprès du feu. Je vous souhaite à tous de passer une merveilleuse fin d’année et de commencer la nouvelle avec le sourire et avec plein d’espoir. Je vous remercie de tout coeur pour votre soutien, et je vous répète une dernière fois… Venez en Ecosse !

Sarah

Sarah

Journaliste de formation, je me suis installée en Ecosse à l'été 2015. Au programme : des rencontres, des belles histoires et des kilomètres de route. Pour rendre tout ça possible, je travaille le matin dans une jolie petite auberge de jeunesse et j'écris l'après-midi...
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2 Comments

  • Quelle riche année et surtout quels magnifiques projets…Je trouve merveilleux que tu puisses te consacrer à ta passion pour l’Ecosse et que tu aies pu participer à l’écriture d’un guide de voyage: bravo!

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