Si Edimbourg est une ville que l’on peut facilement découvrir à pied, le bus peut rapidement devenir un allié de poids quand on loge à l’extérieur du centre-ville ou qu’on veut visiter des quartiers plus éloignés. Voici quelques conseils et idées.

La compagnie qui gère les bus de ville à Edimbourg s’appelle Lothian Buses. Cette société gère aussi les transports pour l’aéroport, et on vous en dit plus dans cet article dédié.

Comptez la monnaie pour prendre le bus à Edimbourg

A Edimbourg, les visiteurs sont toujours étonnés par un truc : impossible d’acheter des billets en avance. Il faut alors se présenter à bord du bus avec l’appoint, car le chauffeur, n’ayant pas accès à la caisse, ne rendra pas la monnaie. Il suffit d’avoir l’info en tête… Et de garder quelques pièces de côté.

Nouveauté 2019 : Si vous avez une carte bancaire “sans contact”, vous pouvez désormais l’utiliser pour payer votre trajet. Si vous prenez le bus plus de deux fois par jour, vous serez débité de £4, le prix d’un ticket journée. Pratique, quand on ne sait pas encore combien de fois on utilisera les transports dans la journée !

Attention, chaque ticket n’est valable que pour un trajet. Pas cool quand on a une correspondance… Bon à savoir, aussi : la compagnie principale, à Edimbourg, est Lothian Buses, mais on peut avoir à faire à d’autres réseaux pour, par exemple, aller plus loin autour de la ville.

La vue depuis le sommet d'un bus qui m'emmène à la mer...

La vue depuis le sommet d’un bus qui m’emmène à la mer…

Un trajet simple coûte 1,70 livre et un ticket pour la journée en vaut 4. Il devient donc intéressant de prendre un passe journée à partir du troisième trajet. Bien sûr, il y a un tarif enfant et un tarif famille, tous les détails sont ici.  Il est possible, pour les longs séjours, de prendre une carte à la semaine, qui vaudra une vingtaine de livres, en passant par One Ticket ou en l’achetant en boutique.

L’option que j’ai testé récemment, c’est le paiement via une application. On achète ses tickets en avance et on les “active” quand on rentre dans le bus, avant de présenter le téléphone au chauffeur. Gros avantage : pas la peine de toujours s’inquiéter d’avoir de la monnaie ! Il faut s’identifier avec son adresse mail au sein de l’application, choisir puis payer les billets qui nous intéressent. Je vois vraiment pas mal de personnes le faire… Pour quelques jours de visite, ça peut être une option intéressante. Personnellement, j’ai quelques billets dans mon téléphone pour le cas rare où j’oublierais ma carte ou pour dépanner un ami.

Vive les bus rouges à étages à Edimbourg

Irrésistibles, non, les fameux bus britanniques ? Tout le monde les adore. Pas une semaine ne passe sans que je ne voie quelqu’un photographier un bus, tellement ceux-ci font partie de l’identité “Grande-Bretagne” de la ville.

Pour les emprunter, il y a toute une petite cérémonie. Souvent, les gens se mettent à la queue-leu-leu à l’arrêt de bus, en gardant un oeil sur l’écran qui annonce les prochains passages. Quand un bus arrive, les passagers intéressés se mettent à bouger en faisant bien attention à ne doubler personne. Très souvent, on observe des scènes de politesse extrême (“je vous en prie”, “non, après vous”, “non non allez-y”… ) jusqu’à ce quelqu’un se décide timidement face à l’impatience du chauffeur. Alors oui : attention, on ne monte dans le bus que quand tous ceux qui veulent en descendre sont partis. Sinon, fureur ! Et on dit toujours bonjour au chauffeur, ET merci en descendant. Une fois à l’intérieur, on remarque qu’il y a ceux qui aiment bien aller en haut, et ceux qui restent en bas. Notez qu’à l’étage, il est interdit de rester debout. En bas, les places réservées aux personnes âgées sont scrupuleusement respectées. Une camarade belge nous faisait remarquer récemment que les critères de densité ne sont pas les mêmes en Ecosse que dans son pays, la Belgique : ici, dès que le nombre maximum de passagers est atteint, le chauffeur refuse d’en prendre plus. Et en général, ça veut juste dire que toutes les places assises sont prises et que quelques personnes sont debout… On ne se retrouve vraiment jamais compressé sous l’aisselle de son voisin !

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A bord du bus, il faut garder l’oeil ouvert : les arrêts ne sont pas annoncés (sauf dans le bus pour l’aéroport) et le bus ne s’arrête pas tout le temps. Si personne n’appuie sur le bouton stop et si personne n’attend à l’arrêt, on passe. Ceux qui n’ont pas potassé leur trajet avant pourront se servir du wifi gratuit offert à bord du bus pour s’orienter…

Prendre le bus… Pour aller où ?

Quand on visite Edimbourg, prendre le bus peut vraiment être un moyen sympa de visiter des choses hors de la ville. Et ce pour £1.70, ce qui n’est quand même pas trop mal. Voici quelques suggestions :

  • Rosslyn Chapel, vraiment adorable. C’est d’ailleurs ici qu’a été tourné la fin du film Da Vinci Code avec notre amie Audrey Tautou.
  • Forth Bridge, le grand pont rouge que l’on voit quand on arrive en avion à Edimbourg. Direction South Queensferry !
  • La côte et le village de Musselburgh
  • Les Pentlands Hills, pour de belles randonnées au sud de la ville…
  • Et je pense qu’on est tous les trois d’accord pour dire que c’est un passage obligé : la plage de Portobello !
  • Cramond Island, en allant en bus jusqu’au village puis à pied jusqu’à l’île quand la marée est basse
  • Blackford Hill et son Royal Observatory
  • Craigmillar Castle

L’application “Edinburgh Bus & Tram” est vraiment bien faite et donne les horaires par arrêt ou par ligne, c’est très pratique.

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